4ème partie : les asiates
Chapitre 6 – Les trois Augustes : Nü Wa
2 – le déluge

Le détroit de Gilbratar
La légende
De nombreuses années s’étaient passées depuis que Nüwa avait créé l’Humanité lorsqu’un grave événement se produisit
Gonggong, le Dieu des Eaux, et Zhurong, le Dieu du Feu, guerroyèrent entre eux, bouleversant ciel et terre. L’Humanité fut alors menacée d’extermination
Gonggong, Dieu capricieux et tyrannique, aspirait depuis longtemps à devenir le maître incontesté du monde. Zhurong, Dieu féroce et impitoyable, nourrissait la même ambition
Gonggong avait sous ses ordres deux comparses, Xiangliu et Fuyou. Le premier, féroce et cupide, n’était pas beau à voir avec ses neuf têtes et son corps de serpent aux écailles vertes. Le deuxième n’était qu’une canaille sans scrupule, pourri par l’oisiveté. Gonggong avait encore un fils, aussi malveillant, ambitieux et malfaisant que son père. Fidèles en toutes occasions à leur maître Gonggong, ces trois chiens rampants se joignirent à lui dans sa lutte contre Zhurong.
C’est ainsi que Gonggong et ses trois compères vinrent un jour sur un grand radeau chercher querelle à Zhurong. Les vassaux fiers et arrogants s’élancèrent les premiers à l’attaque en soulevant raz-de- marée et ouragan contre Zhurong qui les attendait sur la rive.
Constatant que ses ennemis étaient plus nombreux que lui, Zhurong fit mine de ne pas pouvoir supporter l’assaut et de s’enfuir. Trompés par cette ruse, ses adversaires le poursuivirent jusque sur la rive. Zhurong fit alors volte-face et cracha force flammes et fumées sur ses ennemis qui se retrouvèrent cernés de tous côtés.
Xiangliu fut tué sur-le-champ. Fuyou, grièvement brûlé, brisa le cercle de feu et plongea dans le fleuve Huai, mais succomba finalement à ses blessures. Le fils de Gonggong, le moins compétent de la bande, paralysé de peur devant ce retournement de situation, fut coupé en deux par Zhurong. Quant à Gonggong, réalisant qu’il lui était impossible de résister plus longtemps après la perte de ses alliés, il fut contraint de prendre la fuite.
Humilié par cette défaite écrasante, l’orgueilleux et arrogant Gonggong devint fou de rage. Dans sa fureur, il donna de la tête contre le mont Buzhou qui se brisa sous la violence du choc. Or, le mont Buzhou n’était autre qu’une des quatre colonnes qui supportaient le ciel.
La colonne brisée, un pan de ciel s’effondra vers le nord-ouest et laissa un grand vide. la terre se fissura, les eaux jaillirent des profondeurs du sol; fleuves, rivières, lacs et océans submergèrent le rivage et causèrent de graves inondations.
Il s’agit là , bien sûr , de la description technique du déluge , ou il est clairement prouvé que le déluge récent biblique a eu lieu en -6900 BP ( before present ) et a été causé par les chocs des plaques tectoniques qui ont occasionnés la déchirure du détroit de Gibraltar
Le niveau de la méditerranée a alors augmenté de 100 à 120 mètres environ , et la vague de tsunami a inondé le bassin méditerranéen sur une altitude supplémentaire de 100 à 120 mètres environ , avant que les eaux ne se retirent pour revenir au niveau actuel
La colonne brisée correspond à celle d’Hercule dans la mythologie grecque
Et en aucun cas il placent l’origine des eaux au ciel , la pluie , mais bien du sol , une inondation …
Voir l’article de Patricia Chairopoulos dans le chapitre 11 de la 3ème partie
les forêts prirent feu et les bêtes féroces sortirent de leur repaire pour s’attaquer aux hommes. Le monde était revenu au chaos originel décrit par les légendes…
Témoin du bouleversement créé par la colère de Gonggong, et faisant siennes les souffrances des êtres de sa création, Nüwa décida de réparer la voûte céleste endommagée afin de mettre fin aux calamités et sauver l’Humanité menacée d’extinction.
Nüwa réfléchit un instant, puis s’en alla ramasser dans les montagnes des pierres de cinq couleurs, les fit fondre au feu et en prépara un mortier pour boucher le grand trou céleste. Elle brûla ensuite des champs entiers de roseaux et, avec les cendres, endigua les eaux des crues qui déferlaient. Enfin, elle s’attaqua aux fauves et aux rapaces échappés des forêts qui nuisaient partout aux êtres humains. Dans la plaine de Jizhou, Nüwa captura et mit à mort le Dragon noir, dévoreur d’hommes. Terrorisés par ce châtiment, les fauves s’enfuirent dans les montagnes et n’osèrent plus s’attaquer à l’homme.
Les fauves signifient ici certainement les barbares , car rappelez vous , pour les dieux les hommes non civilisés par leurs soins , ne sont que des animaux !
Bien que réparés, le ciel et la terre gardèrent néanmoins quelques traces de l’incident. Depuis cette époque, le ciel reste légèrement incliné vers le nord-ouest, et fait glisser vers l’occident le Soleil, la Lune et le étoiles, tandis que la terre, descendant en pente douce vers le sud-est, fait couler fleuves et rivières dans cette direction.
Heureusement, ce changement ne porta pas un coup fatal à l’Humanité. Il entraîna au contraire, grâce au cycle du Soleil, de la Lune et des étoiles, les quatre saisons de l’année ainsi que le jour et la nuit. Désormais, la terre entière fut irriguée, la végétation florissante, et les céréales poussèrent en abondance.
Ainsi, non seulement l’Humanité avait été sauvée, mais elle était devenue encore plus belle et plus prospère.
Ses exploits accomplis, Nüwa quitta les humains. Sur son char de foudre emporté par un Dragon, elle s’envola vers le neuvième ciel rendre compte de sa mission à l’Empereur Céleste.
Il faut bien sur lire : son aviation légère fortement armée de canons lasers est retourné vers leur base dans l’espace à bord d’un vaisseau spatial
Neuvième ciel : peut être neuvième planète ?
En orbite autour ou au delà de Pluton …
Mais, contre toute attente, l’Empereur fut contrarié par son rapport. Maître de tout être vivant, l’homme ne manquerait pas, grâce à son intelligence, son habileté et son labeur, de transformer le ciel et la terre, de créer d’immenses richesses et de devenir finalement le maître incontesté de l’univers. Ma puissance divine ne sera-t-elle pas alors remise en question ? pensait l’Empereur.
C’est-à-dire de le menacer dans un futur proche dans l’espace , en fait il voyait déjà l’homme comme un futur ennemi !
Ne voulant pas exprimer ouvertement ses inquiétudes devant Nüwa, il se contenta de hocher froidement la tête.
- Ce qui est fait est fait ! lâcha-t-il; et il s’enferma dans le silence.
Nüwa ne voulait ni se glorifier de ses mérites, ni reconnaître qu’elle avait eu tort d’agir ainsi. Eprouvant une grande affection pour les êtres de sa création et ne songeant qu’à leur bonheur, elle se retira tranquillement pour mener une vie d’ermite.
Dans la mémoire des générations ultérieures, elle resta le symbole de la tendresse maternelle