4ème partie : Chapitre 7 – Les trois Augustes : Nü Wa , 3 – le basculement de la terre

4ème  partie : les asiates

Chapitre 7 – Les trois Augustes : Nü Wa

3 – le basculement de la terre 

Le basculement de la terre réparé par Nüwa

Les sources les plus anciennes qui mentionnent Nuwa dateraient des royaumes combattants : Shanhaijing , Liezi et Chants de Chu- chapitre Questions au Ciel  , et du IIe siècle av. J.C. , le Huainanzi

On y raconte comment elle façonna les premiers humains et leur donna le pouvoir de procréer.

 Le mont Buzhou , l’un des piliers soutenant le ciel , ayant été brisé par Gonggong lors de son combat contre Zhurong , ou Zhuanxu , la rivière céleste s’écoula sur la terre entrainant un déluge et , d’après le Huainanz i, des incendies et des attaques de bêtes féroces

Nuwa colmata la brêche en faisant fondre une pierre de cinq couleurs

Le Huainanzi précise qu’elle replaça le ciel sur les pattes d’une tortue , tua le dragon noir pour restaurer la terre et fabriqua une digue avec des cendres de roseau

Réparés , le ciel et la terre restèrent néanmoins légèrement inclinés en sens inverse l’un de l’autre , causant la dérive nord-ouest des astres et la direction sud-est des fleuves

Voici , clairement expliqué , selon la légende , le basculement de la terre …

 

Le basculement de la terre

Si la dérive des continents , selon la théorie d’Alfred Wegener , dont vous trouverez la biographie ci-dessous , explique correctement le déluge , elle ne peut pas expliquer le basculement de la terre

Bien sûr , perspicaces comme vous l’êtes , vous avez bien remarqué que les textes légendaires nous parlent du basculement de la terre

Alors je vous rappelles ces textes :

Bien que réparés, le ciel et la terre gardèrent néanmoins quelques traces de l’incident. Depuis cette époque, le ciel reste légèrement incliné vers le nord-ouest, et fait glisser vers l’occident le Soleil, la Lune et le étoiles, tandis que la terre, descendant en pente douce vers le sud-est, fait couler fleuves et rivières dans cette direction.

Heureusement, ce changement ne porta pas un coup fatal à l’Humanité. Il entraîna au contraire, grâce au cycle du Soleil, de la Lune et des étoiles, les quatre saisons de l’année ainsi que le jour et la nuit. Désormais, la terre entière fut irriguée, la végétation florissante, et les céréales poussèrent en abondance.

Ainsi, non seulement l’Humanité avait été sauvée, mais elle était devenue encore plus belle et plus prospère.

 Et :

Réparés, le ciel et la terre restèrent néanmoins légèrement inclinés en sens inverse l’un de l’autre, causant la dérive nord-ouest des astres et la direction sud-est des fleuves.

Bien entendu vous aviez aussi remarqué que zone équatoriale précédent l’état actuel de la terre correspondait à une ligne de déserts : le désert d’Amérique du nord , le Sahara , le désert d’Arabie , le désert Australien

Tous sur la même ligne : l’équateur d’avant ! 

Donc le fait de basculer la terre , transforme celle-ci en une planète plus accueillante

Cela ressemble fort à de la terra formation !

 Alors , est ce vraiment la déchirure du détroit de Gibraltar qui en plus du déluge aurait causé ce basculement , ou est ce un autre acte de terra formation , imputable à nos dieux visiteurs désirant un meilleur environnement ? 

Il semble bien que les légendes chinoises se contentent de constater ces faits , mais ils ne les imputent pas directement à leurs dieux et plus particulièrement à Nü Wa

Or ils savent bien se qui se passe sur terre , et ils font pour ce basculement , comme s’ils ne savaient pas d’où vient ce  prodige ……….

Mais en réalité , ils le savent bien 

Le basculement de la terre a été provoqué par leurs ennemis : les Atlantes  

Mais nous aurons l’occasion de détailler ce basculement dans le chapitre suivant lorsque nous aborderons l’histoire des Atlantes

 

Alfred Wegener 1880 – 1930

La genèse des continents et des océans, Théorie des translations continentales (1937)

“La première idée des translations continentales me vint à l’esprit en 1910. En considérant la carte du globe, je fus subitement frappé de la concordance des côtes de l’Atlantique, mais je ne m’y arrêtai point tout d’abord, parce que j’estimai de pareilles translations invraisemblables. En automne 1911, j’eus connaissance (…) de conclusions paléontologiques admettant l’existence d’une liaison ancienne entre le Brésil et l’Afrique. Cela m’engagea à faire un examen préalable et sommaire des résultats connexes au problème des translations.”

 ”Tout se passe comme si nous devions rassembler les morceaux déchirés d’un journal sur la seule base de leurs contours pour vérifier ensuite seulement que les lignes imprimées se raccordent correctement. Si tel est bien le cas, il ne reste plus qu’à conclure que les morceaux étaient, en effet, disposés ainsi. Quand bien même nous ne disposerions que d’une seule ligne pour procéder à cette vérification, nous aurions une probabilité très grande de tomber juste; mais en présence de n lignes, cette probabilité est élevée à la n-ième puissance.”

“Du moment que les translations continentales se sont produites au cours des longues périodes géologiques, il est probable qu’elles durent encore. Il s’agit seulement de savoir si ces mouvements sont assez rapides pour qu’on puisse les déceler à l’aide de mesures astronomiques répétées dans un intervalle de temps relativement court.”

Wegener Alfred, La genèse des continents et océans, Bourgois, 1990. 

ALFRED WEGENER   (présenté par son frère Kurt)

Alfred Wegener est né à Berlin, le 1er novembre 1880, comme fils cadet du Dr Richard Wegener, prédicateur évangélique, et de sa femme, Anna, née Schwarz. Il fit ses études au lycée de Cologne à Berlin et aux Universités de Heidelberg, Innsbruck et Berlin.

 Au terme de ses études, il fut nommé astronome à l’« Urania » de Berlin qu’il quitta bientôt pour rejoindre son frère Kurt en qualité de second aide technique à l’Observatoire astronomique de Tegel en Prusse.

 Les deux frères détinrent à l’époque le record mondial de la durée du vol en ballon (52 h 1/2) sur le parcours Berlin-Jutland-Kattegat-Spessart, voyage utilisé pour étudier l’exactitude du collimateur de site, à bord des aéronefs.

En 1906, A. Wegener partit sur la côte Nord-est du Groenland avec une expédition nationale danoise qui y séjourna deux ans. C’est à cette occasion qu’il se familiarisa avec la technique des voyages polaires. Les observations publiées par A. Wegener se rapportent principalement à des questions météorologiques.

A son retour il passa son examen de docent (doctorat) à l’Université de Marburg, avec comme spécialités l’Astronomie et la Météorologie. Son enseignement fit l’objet des matières contenues dans son Cours, actuellement épuisé, sur la Thermodynamique de l’atmosphère. Ce livre devait être remplacé dans l’intention de l’auteur par celui qui parut en 1935 sous la signature d’alfred et Kurt Wegener et ayant pour titre « Vorlesungen über Physik der Atmosphäre ».

En 1912, il entreprit avec J. P. koch sa deuxième expédition au Groenland dont le but était le séjour pendant l’hiver au bord oriental de l’inlandsis, ainsi que la traversée du Groenland dans sa partie la plus large. Un vêlage extraordinaire, qui eut pour conséquence la débâcle des glaces jusqu’au camp, fit presque échouer l’expédition pendant la montée du courant de l’inlandsis. La traver­sée dura deux mois faisant suite à l’hivernage de 1913 et ce n’est qu’avec beaucoup de peine que l’expédition put atteindre la côte occidentale.

Blessé à deux reprises pendant la grande guerre, il fut affecté au service météorologique des armées

 Il fit paraître en 1915 la première édition de son livre « Die Entstehung der Kontinente und Ozeane », où il s’efforçait de faire renouer les liens entre la Géophysique d’une part et la Géographie et la Géologie de l’autre, liens interrompus par la spécialisation de ces différentes branches. Des éditions successives de ce livre furent publiées en 1920, 1922 et 1929. Chacune de ces éditions représente une refonte complète des précé­dentes par la réunion de documents provenant des critiques, au début opposées, puis favorables aux théories émises.

La 3e édition allemande a été traduite en français par M. F. reichel («La Genèse des Continents et des Océans » Paris, 1925, 163 p. in-8). Cette même édition a été traduite la même année en anglais par J. G. A. skerl («The Origin of Continents and Océans », with a préface by M. john W. evans, C.B.E., F.R.S., Président of thé British Geological Society). En 1924 et 1925 parurent une traduction espagnole par vicente inglada ors (« La Génesis de los Continentes y Océanos »), et une traduction russe par mari! mirtzink et G. F. mirtzinka. L’ouvrage trouva un complément dans le livre publié en 1924 en collaboration avec W. kôppen et intitulé « Die Klimate der geolo-gischen Vorzeit ».

Après la guerre A. wegener fut nommé, ainsi que son frère kurt, chef de section à l’Observatoire maritime de Hambourg et simultanément Professeur extraordinaire de Météorologie à l’Uni­versité de Hambourg nouvellement créée. En 1924, A. wegener accepta la charge de Professeur ordinaire de Météorologie et Géo­physique à l’Université de Graz.

Il avait projeté une nouvelle expédition au Groenland pour 1928 avec J. P. koch. La mort de ce dernier fit qu’il organisa une expé­dition purement allemande. Il trouva un appui chaleureux de la part de la « Deutsche Forschungsgemeinheit » et fit, pour commencer, un voyage d’été au cours duquel il examina les conditions les plus favo­rables pour l’ascension de l’inlandsis, le point de départ étant la côte occidentale. L’expédition principale commença en 1930. Un des résultats les plus importants de cette expédition consiste dans la constatation que l’inlandsis groenlandais atteint plus de 1.800 m d’épaisseur.

C’est là qu’il trouva la mort en novembre 1930 sur l’inlandsis.

A. wegener était arrivé dès 1928 à la conclusion qu’une nouvelle refonte de son livre pourrait échouer du fait que la littérature concernant le problème des translations continentales est trop vaste et trop spécialisée pour être revue par une seule personne et son désir était de faire paraître de nouvelles éditions identiques à la dernière, dans le cas où le besoin s’en ferait sentir.

Kurt Wegener.

extrait de Alfred WEGENER, La genèse des continents et des océans, Librairie Nizet & Bastard, Paris 1937

 

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Planisphère avec les équateurs avant et après le basculement

La zone équatoriale précédente de la terre correspondait à une ligne de déserts : le désert d’Amérique du nord , le Sahara , le désert d’Arabie , le désert Australien

Tous sur la même ligne : l’équateur d’avant !

Quelle coïncidence !

A propos fréderic Vidal

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