4ème partie : les asiates
Chapitre 14 – Les cinq empereurs : Yao
Yao / 3 : Les calendriers chinois
Le calendrier chinois
Dans le Chou-King de Confucius, on lit que “Yao ordonna aux ministres Hi et Ho d’observer le ciel et de suivre exactement les mouvements des astres, du soleil et de la lune, afin de faire connaître au peuple les temps et les saisons par la rédaction d’un calendrier”
Ce calendrier lunaire divise l’année en 12 mois alternativement de 29 et 30 jours. Pour rester en accord avec les saisons, les chinois ajoutaient un mois de temps en temps. Ils ont connu la valeur de 365,25 jours pour l’année depuis la dynastie Shang au moins, ce qui reporte à 1600 ans avant J.C.
Grâce à leurs calculs, ils ont découvert le cycle de Méton avant l’heure, cycle qu’ils nommaient Tchang . Dans la période de 19 ans, ils intercalaient le treizième mois dans les années 3, 6, 9, 11, 14, 17 et 19. Le premier mois de l’année est celui qui voit l’entrée du soleil dans les Poissons. Depuis l’an 104 avant J.C., le début de l’année tombe entre le 21 janvier et le 20 février
Les Chinois fêtaient les jours de nouvelle et de pleine lune. Dans la résidence de l’empereur existait un palais carré entouré de douze salles consacrées aux douze lunaisons ordinaires. À chaque nouvelle lune, le monarque se rendait à la salle respective de cette lune offrir un sacrifice. Lorsqu’il s’agissait de la lune intercalaire, c’est-à-dire la treizième, la cérémonie se célébrait selon un rite spécial. Elle avait lieu entre les portes qui font communiquer la salle attribuée à la lunaison achevée avec la suivante.
Les prévisions étant difficiles, il revenait au souverain, après consultation des astronomes, de fixer la longueur du mois et le moment d’intercalation d’un mois supplémentaire. Ceci ne donne pas une chronologie précise.
Mais les chinois ont utilisé à côté de ce calendrier un cycle de 60, qui ignore l’astronomie, et donc n’est pas sujet aux difficultés induites par les astres. Cette chronologie-là est particulièrement fiable, et s’étend sur plus de 3 millénaires.
Les chinois ont défini les dix troncs célestes, nommés : Jia , Yi, Bing , etc. ; et les douze rameaux terrestres, nommés : Zi, Chou , Yin, etc. Des animaux sont associés aux rameaux terrestres depuis le sixième siècle. A chaque saut du cycle, on passe d’un tronc au suivant, et d’un rameau au suivant. On revient dans l’état initial après 60 combinaisons. Partant de Jia-Zi, la moitié des combinaisons possibles seulement est utilisée.
Le tableau suivant donne ce cycle de 60 ans

C’est grâce à ce calendrier que les astronomes ont pu dater précisément l’explosion de la supernova qui a donné naissance à la nébuleuse du Crabe en 1054.
Pour les ères, les Chinois comptent tantôt à partir du 10 mars 2 697 avant Jésus-Christ, tantôt à partir du 6 mars 2 637 avant Jésus-Christ, et quelquefois aussi du 23 février 2 397. Les Japonais datent du 18 février 660 avant Jésus-Christ. Ces deux peuples se servent du cycle de 60 ans, dans lequel chaque année avait un nom particulier. Les Japonais ont encore l’ère Nino, qui commence à l’arrivée au trône de Siu-mun-tem-ve, le 25 février 60 avant Jésus-Christ, l’ancienne ère civile datant du fameux Phra-Ruang, le Salomon siamois, 658 avant Jésus-Christ, et l’ère actuelle qui date de la fondation de Bangkok, en 1782. Ces trois ères se décomposent en cycles de 60 ans et en cycles de 12 ans.
Une fois implanté, ce système demeura le calendrier du peuple ignorant
Ce système compliqué resta en usage dans le peuple jusqu’à notre époque.
Le Japon s’en est libéré en 1873 en adoptant le calendrier grégorien.
Après avoir proclamé la république, la Chine a fait de même en 1912.
Le calendrier solaire
Ce calendrier fait une division de l’année en 24 mois, chacun correspondant au temps que met le soleil à aller du commencement au milieu, puis du milieu à la fin de chaque signe zodiacal. Voici la liste de ces 24 mois :

Le calendrier terrestre
Mais depuis très longtemps, les sages de la Chine étaient arrivés à l’année de 365 jours, et même de 365 jours 1/4. Dès 2 637 avant Jésus-Christ, l’année précisément qui marque le début d’une ère chinoise, l’empereur Hoang-ti, après des observations minutieuses, décréta qu’il convenait de mesurer le temps par des années de 365 jours 1/4, mais en recommandant de n’en rien dire au peuple superstitieux et craintif.
Au commencement du XIIè siècle avant notre ère, les savants chinois étaient habitués à observer avec précision le retour des solstices à l’aide des ombres mesurées et par le gnomon. Et ils faisaient à cette époque une suppression de jours analogue à celle que fit subir Grégoire XIII au calendrier vingt-cinq siècles après eux !
Les calendriers chinois
En réalité les asiates avaient déjà , il y a près de 5000 ans , la maitrise et la connaissance des calendriers :
Le calendrier terrestre , celui que nous utilisons aujourd’hui , pour les datations
Le calendrier lunaire pour les populations
Le calendrier solaire et le calendrier lunaire pour les relevés astronomiques