4ème partie : les asiates
Chapitre 15 – Les cinq empereurs : Yao
Yao / 4 : Yi
La légende des dix soleils
Jadis, la mère du Soleil Xihe avait eu dix enfants. Ils habitaient à Tanggu, un grand lac situé dans les régions orientales. Les dix Soleils passaient là leurs journées à se baigner et s’amuser ; aussi l’eau du lac était-elle bouillante pendant les quatre saisons de l’année. Au centre du lac poussait le grand arbre Fusang, le “lieu où se lève le Soleil”. Cet arbre mesurait plusieurs milliers de mètres de haut, et mille personnes ne pouvaient l’embrasser. Sur ses dix énormes branches reposaient les dix Soleils
Sur l’ordre de l’Empereur Céleste, chaque Soleil allait à son tour éclairer le monde, se levant à l’Est à l’aube et se couchant à l’Ouest au crépuscule après avoir traversé tout le ciel. Ainsi, tous les dix jours, chacun d’entre eux apportait lumière et chaleur aux hommes.
Comme le monde était beau alors, avec ses montagnes altières, ses fleuves impétueux, ses forêts profondes, ses fleurs multicolores et ses champs aux récoltes abondantes !
Vraiment, pour nos dix Soleils, le monde était plus amusant que le lac Tanggu…
Mais ils ne pouvaient s’y rendre qu’une fois tous les dix jours.
Ces Soleils étaient de tempérament espiègle. Un jour la discussion s’échauffa :
- Le lac Tanggu n’est vraiment pas amusant ! Nous y restons neuf jours sur dix, ce n’est pas drôle, se plaignit l’un d’entre eux.
- C’est vrai ! Nous sommes sévèrement surveillés, nous ne pouvons pas aller où nous voulons, je trouve cela injuste ! Renchérit un autre.
- Ces règlements sont raisonnables, intervint un troisième, si nous allons tous ensemble sur la terre, la chaleur y sera insupportable.
A ces mots, le premier Soleil se fâcha :
- Raisonnable ! Raisonnable ! Faire ce que nous voulons, voilà ce qui est raisonnable !
C’est insupportable de toujours rester ici ! Et si, à partir de demain, nous allions jouer tous ensemble ?
- D’accord ! Répondirent en choeur les neuf autres Soleils.
Le lendemain, les dix Soleils quittèrent le lac Tanggu au mépris des ordres de l’Empereur Céleste.
Lorsqu’un seul Soleil apparaissait dans le ciel à l’aube, tout était normal. mais lorsque ce jour-là, les dix Soleils se levèrent simultanément, ils dégagèrent une chaleur torride : Tous les cours d’eau furent asséchés, les champs brûlés se crevassèrent, les arbres et les céréales se desséchèrent et les hommes durent se réfugier dans des grottes, n’osant plus en sortir.
Mais les dix Soleils s’amusèrent comme si de rien n’était. Ils étaient même ravis de leur mauvais tour.
L’Empereur Yao, qui régnait à cette époque sur la Chine, habitait une chaumière et menait la vie simple et sobre du peuple. Ayant à coeur les intérêts de son peuple, il demanda aux Soleils de se retirer immédiatement, au risque d’anéantir toutes les espèces vivantes sur terre. Mais les Soleils n’en eurent cure et continuèrent à s’amuser.
L’Empereur Yao fut obligé d’intercéder pour son peuple auprès de l’Empereur Céleste. En apprenant que les dix Soleils avaient transgressé ses ordres, l’Empereur Céleste se mit dans une colère noire. Il fit appeler Yi, l’archer céleste.
- Les fils de Xihe ont trahi leur serment, lui dit-il. Ils sont sortis tous ensemble, causant de graves sécheresses. Voici un arc rouge et un carquois de dix flèches blanches. Va et chatie-les comme il se doit !
Obtempérant à l’ordre de l’Empereur Céleste, Yi prit son arc et ses flèches et descendit immédiatement sur Terre.
Les souffrances du peuple écrasé par la chaleur des Soleils l’affligèrent beaucoup. Il leva la tête, défia du regard les dix Soleils et, sans dire un mot, saisit son arc et le banda. La flèche partit comme une étoile filante. Une violente déflagration se répercuta dans le ciel, le Soleil touché par la flèche de Yi se changea en une boule de feu et tomba. Les autres prirent la fuite. Mais Yi visa le deuxième Soleil, puis le troisième, le quatrième… Ils tombèrent l’un après l’autre.
A chaque fois qu’un soleil était touché , il en tombait un corbeau noir à 3 pattes
Au moment où il retirait la dixième flèche de son carquois, l’Empereur Yao retint son bras :
- Arrête ! Lui dit-il, tous les êtres vivants ne peuvent vivre ni se multiplier sans Soleil. Epargne le dernier. Yi acquiesça en silence.
Après avoir fait disparaître les neuf Soleils, la température redevint normale. les hommes purent sortir de leurs abris, labourer la terre, moissonner, chasser, réparer et construire leurs maisons. Ils menaient à nouveau un vie paisible.
Sa mission accomplie, Yi s’apprêta à retourner au ciel. Mais, pleins de gratitude, les hommes le retinrent auprès d’eux et émirent l’espoir qu’il restât quelques jours de plus sur Terre. On avait encore besoin de lui pour venir à bout d’autres calamités. Yi accepta sans rien dire…
L’histoire
Les asiates avaient fait un traité de territorialité avec les atlantes , chacun devait rester chez soi .
Les atlantes désireux d’expansion ont passé outre , et sont venus avec leurs vaisseaux aériens de combat , et ont fait des dégâts considérables avec leurs canons laser pour essayer de conquérir par la force une partie du territoire asiate , pensant à juste raison , que l’armement qui pouvait les vaincre était resté dans l’espace , dans les vaisseaux asiates
Ils ne s’attendaient pas à une aussi rapide communication entre les bases terrestres de Yao et les bases spatiales de Huangdi
Huangdi a donc envoyé Yi avec ses missiles pour détruire les vaisseaux atlantes et les avions de chasse qui les accompagnaient
La mission terrestre
Resté sur terre , Yi devait combattre de nouveaux démons et calamités
Alors que la sécheresse était vaincue, le Démon des Eaux Hebo apparut. Prenant la forme d’un Dragon blanc, il entraînait partout sur son passage de grandes inondations, ravageant les champs, détruisant les maisons et noyant les hommes et le bêtes.
Les méfaits de Hebo parvinrent aux oreilles de l’Empereur Yao. Inquiet pour son peuple, l’Empereur demanda à Yi de chasser le démon. L’archer céleste accepta de bon coeur.
Un jour, Yi arriva sans bruit au bord des eaux et se posta derrière un grand saule en attendant l’arrivée de Hebo. Peu après, un Dragon blanc approcha en soulevant d’énormes vagues qui inondaient tout sur leur passage. Lorsque le démon fut assez proche, Yi lui décocha une flèche qui atteignit Hebo dans l’oeil gauche. Un cri déchirant se fit entendre, et le Dragon disparut dans les eaux en enroulant son immense queue.
Blessé, Hebo alla se plaindre devant l’Empereur Céleste.
- Yi n’avait aucune raison de s’en prendre à moi! Les eaux sont ma demeure et je ne le gênais pas. Or, il m’a blessé l’oeil d’une flèche. Majesté, je réclame sa mort en réparation. Sinon, pourrait-on encore parler de justice céleste?
L’Empereur Céleste, qui connaissait le fond de l’histoire, rétorqua à Hebo :
- En tant que Démon des Eaux, tu pourrais apporter le bonheur au peuple. Mais au lieu de cela, tu te transformes en Dragon et sèmes le désordre dans le monde. Le châtiment de Yi était pleinement justifié!
Hebo ne trouva rien à redire et retourna au fond des eaux pour soigner sa blessure. On ne le revit jamais plus provoquer des inondations.
Yi menait une vie paisible sur Terre. Le peuple l’aimait et le respectait. Bravant de nombreux dangers, il enraya tous les fléaux qui s’étaient abattus sur le peuple.
Yi aimait beaucoup chasser. Il allait souvent dans les hautes montagnes et les grandes forêts poursuivre les bêtes sauvages. En ce temps-là, le pays était infesté d’animaux sauvages. Nombreux étaient les hommes dévorés par les bêtes! Sans parler de tous les monstres contre lesquels le peuple ne pouvait résister. Yi décida alors de les exterminer.
Dans les plaines centrales vivait le monstre Yayu. Il ressemblait à un boeuf, couvert de poils longs et rouges, avec un visage humain et des sabots de cheval. Son cri ressemblait aux pleurs d’un enfant. Féroce, doté d’une force prodigieuse, il se déplaçait très vite, pénétrant parfois la nuit dans les villages où il détruisait les maisons et attaquait les gens. Nombre d’habitants furent ainsi dévorés.
Yi, fort de son adresse au tir à l’arc, décida de le tuer à distance.
Un jour, d’après les renseignements donnés par les habitants, il se rendit dans une haute montagne à la recherche de Yayu. Il arriva bientôt dans une profonde vallée, jonchée de crânes et d’ossements humains. Le monstre Yayu était là, couché sur une grande dalle de pierre, en train de dévorer ses dernières proies. Yi, qui avait de la peine à contenir sa colère, banda son arc, visa une seconde et lui décocha une flèche mortelle. Atteint en pleine figure, Yayu poussa un cri épouvantable et rendit son dernier soupir.
Dès lors, la population des plaines centrales mena une vie paisible.
Cependant, dans les plaines du sud, vivait le monstre Zuochi, pourvu de dents redoutables de deux mètres de long, dures comme du fer et tranchantes comme des sabres. Zuochi vivait dans l’eau, guettant les passants sur lesquels il se jetait brusquement et qu’il entraînait au fond des eaux pour les dévorer. Comme sa peau était très épaisse et dure comme une armure, Yi attendit que Zuochi ouvrit toute grande sa gueule pour lui décocher une flèche qui s’enfonça profondément dans sa gorge. Le monstre mourut en poussant un râle de douleur.
Toujours dans le sud, sur les rives de la rivière Xiong-shui, vivait un autre monstre, Jiuying, qui causait des ravages parmi la population riveraine. Jiuying avait neuf têtes, crachait du feu ou de l’eau, et faisait preuve d’une grande férocité. Si on le blessait ou arrivait à lui couper une tête, non seulement il ne mourait pas, mais il se jetait férocement sur son agresseur. Yi décocha neuf flèches dans les neuf têtes avec une telle rapidité que le monstre Jiuying n’eut pas le temps de réagir et mourut sur le champ.
Au bord du lac Dongting, non loin de la rivière Xiong-shui, vivait Bashe, un python monstrueux qui pouvait avaler d’un seul coup un éléphant adulte. Il recrachait les os après trois années de digestion. Ces os d’éléphants étaient un bon médicament pour toutes les maladies de coeur et d’estomac. Mais Bashe était inabordable. Féroce, il semait la terreur partout sur son passage, avalant tous les êtres vivants. Après un combat acharné, Yi parvint à le tuer. Une montagne d’os s’amoncela. On appela cet endroit le Tombeau Ba.
Après avoir tué les monstres du Sud, Yi retourna dans le Nord. En traversant les régions de l’Est, il apprit qu’un grand oiseau, Dafeng, causait de grands ravages. Quand il volait, ses ailes couvraient la moitié du ciel et leurs battements déchaînaient des tempêtes qui déracinaient de nombreux arbres et emportaient des centaines de maisons. Dafeng, qui s’attaquait aussi aux hommes et aux bêtes, volait très bien et il était difficile de l’atteindre. Lorsqu’on le blessait d’une flèche, il s’enfuyait au loin, pour revenir plus tard recommencer ses raids meurtriers. Mais Yi trouva une parade. Il attacha un fil à l’empenne de la flèche et, quand cette dernière atteignit l’oiseau, celui-ci ne put s’enfuir. Yi ramena Dafeng sur terre et le tua d’un coup d’épée. Les anciens propagèrent cette ingénieuse méthode pour la chasse des grands prédateurs.
Près de Sangcun, un village des régions occidentales, Yi tua le sanglier géant fengxi et le renard fenghu qui pouvait se métamorphoser en homme.
En exterminant tous ces fléaux, Yi apporta une immense contribution au peuple chinois. C’est pourquoi son souvenir et la vénération dont il est l’objet se sont perpétués de génération en génération.
Souvenirs
Cà ne vous rappelle rien , toutes ces missions ?