5ème partie : les atlantes , Chapitre 17 – légendes sumériennes

 

Ziggoura

 

Panthéon sumérien

Les Sumériens présentaient l’Univers, appelé An-ki (Ciel-Terre), sous la forme d’une demi-sphère.

La terre, présentée sous la forme d’un disque plat entouré par la mer, constituait la base de l’Univers.

La partie inférieure renfermait les enfers.

La partie située entre la voûte du ciel et la terre était occupée par un troisième élément appelé lil (vent, air, souffle).

L’Univers flottait dans un océan cosmique infini.

L’Univers est, à l’origine, la Mer primitive qui produira la Montagne cosmique composée du ciel et de la terre encore réunis.

Le dieu de l’air Enlil naîtra de l’union du ciel, le dieu An et principe mâle, avec Ki, la terre. L’enfant désunira le ciel de la terre.

Son père An emportera le ciel.

Enlil emportera la terre, sa mère.

La création de l’Univers, des êtres et des végétaux, est le fruit de l’union d’Enlil et de la terre. Les quatre dieux cosmiques principaux, le Ciel, la Terre, l’Air, et l’Eau engendreront d’autres dieux.

Ces derniers se partageront notamment le gouvernement des corps célestes, le soleil, la lune et les planètes, ainsi que des forces atmosphériques le vent, l’orage et la tempête.

D’autres seront affectés à des lieux géographiques tels les rivières, les montagnes, les états et les villes, ou à certains outils de la vie quotidienne.
Le roi de Sumer devra épouser, le jour de l’An de chaque année, l’une des prêtresses d’Inanna, la déesse de l’amour et de la procréation, afin d’assurer la fertilité des terres et la fécondité des femelles.

Le dieu suprême, qui gouverne le panthéon sumérien, sera assisté des dieux créateurs, des sept autres dieux suprêmes qui “décrétaient les destins” et des cinquante “grands dieux”.

Les Sumériens les représenteront sous la forme humaine et les feront vivre comme des mortels, “la montagne du ciel et la terre, là où se lève le soleil”.

C’est-à-dire , une montagne , à l’est , qui sert de lien entre le monde du ciel et le monde sur la terre

Les Sumériens du IIIème millénaire avant Jésus-Christ distingueront des centaines de dieux aux cotés des quatre dieux créateurs principaux : An, Enlil, Enki et la déesse Ninhursag.
Ils apparaissent dans les catalogues compilés dans les écoles et dans les listes d’offrandes et de sacrifices.

Chacun d’eux sera spécialisé dans une fonction et préposé à une mission.

Chaque ville vénèrera sa divinité, Ningirsu à Tello, Nannar-Sin à Ur, Babbar à Larsa et Sippar, Enki à Eridu.

Chaque roi et prince aura son dieu tutélaire.

Les Sumériens attribueront la marche de l’Univers à des forces impersonnelles, à des lois et règlements divins, désignés par le mot “me”.

La liste de ces forces, compilée sur une tablette sumérienne, cite pêle-mêle la souveraineté et le trône royal, le pouvoir, la divinité, la vérité, la descente aux enfers, le déluge, les rapports sexuels, la prostitution, les joies du coeur, le mensonge, la bonté, la justice, la sagesse, la paix, le conseil et le jugement.

 

Enuma Elish

L’Enûma Elish (Lorsque là-haut …”) fut écrit à Babylone vers le début du XIIè siècle avant notre ère, et est constitué de plus de mille vers répartis sur sept tablettes.

L’Epopée de la Création raconte les origines de l’Univers.

Les grands dieux sont opposés dans deux conflits face à leurs ancêtres les forces du chaos. Dans un premier temps, c’est Apsû, le maître des eaux souterraines, qui menace de détruire ses rejetons trop irrespectueux à son égard.

Mais la ruse d’Ea permet l’élimination de Apsû.

Les dieux sont sauvés pour le moment.

Mais soudain se présente une nouvelle menace, Tiamat, la mer primordiale, mère de tous les dieux.

Voulant venger la mort de son mari, Apsû, maître des eaux sousterraines, causée par ceux-ci (et Ea en particulier), elle avait crée une armée de créatures terrifiantes dans le but de les anéantir, avec l’aide de son nouvel allié Kingu.

Ea, toujours prêt à profiter d’une occasion favorable, présenta son fils comme la personne providentielle, le sauveur des dieux.

Il montra à ceux-ci qu’il leur fallait lui faire confiance, et en faire leur champion pour lutter contre leur mère.

Ce fut chose faite au cours d’un grand banquet organisé par Ea, qui fit élire Marduk comme maître de tous les dieux.

Après cela, le dieu de Babylone se rendit sur les lieux du combat.

Après une bataille terrible aux multiples péripéties, il réussit à défaire l’armée de Tiamat, avec les armes célestes dont il était muni.

Il vint ensuite à bout de la mère des dieux, et se servit de sa dépouille pour créer le Monde : il suspendit la première moitié du cadavre pour créer le Ciel (an), au dessus de la seconde moitié qui forma la Terre (ki) émergée de l’Apsû, la mer primordiale.

Il devint ainsi le maître des dieux et de tout le monde.

Ceux-ci élevèrent en un temple en son honneur sur les lieux mêmes du combat, là où il créa le Monde.

Ce temple devait être non seulement celui de Marduk, mais aussi celui de tous les dieux, érigé au “centre du monde”.

Ce temple fut nommé l’Esagil (“Maison à la tête élevée”), et tout autour se développa la ville sainte de Babylone.

Marduk créa ensuite l’Homme, pour permettre aux divinités de ne pas travailler, laissant cette lourde charge incomber à ces “substituts”.

Il fait cela à partir du sang de Kingu, qui est exécuté.

L’Homme est donc crée pour travailler pour les dieux ses maîtres, ce qui reste fidèle à la morale mésopotamienne.

L’Enûma Elish fait donc de Babylone et de son dieu les maîtres du monde.

La ville étant considérée comme le premier lieu à émerger de l’Apsû, est perçue comme le centre du Monde, représenté par l’Esagil, le temple de tous les dieux, et la ziggurat Etemenanki, la “Maison du Fondement du Ciel et de la Terre”.

La descente aux enfers

Ce mythe sumérien raconte comment la déesse Inanna, déjà déesse et reine du Ciel, a décidé de se rendre maître des enfers, où réside sa soeur et ennemie jurée Ereshkigal.

Elle décide pour cela de s’y rendre, mais prend quelques précautions avant.

Elle avertit son conseiller Ninshubur de ses intentions, et lui dit que si elle n’est pas de retour après trois jours et trois nuits, il doit aller prévenir Enlil, puis, si ce dernier n’accorde aucune aide, Nanna, et, enfin, en dernier recours, Enki.

Une fois cela fait, elle se rend au pays sans-retour.

Une fois aux protes de l’enfer, elle invente un prétexte pour pouvoir rencontrer sa soeur.

Mais celle-ci, avertie par son portier, pressent le danger.

Aussi, elle feint d’accepter et fait pénétrer Inanna dans son royaume, en la faisant passer sept portes.

A chacune d’elles, on lui enlève un bijou ou un vêtement, de sorte qu’elle se présente nue devant Ereshkigal.

Celle-ci appelle alors les Annunaki, les Sept Juges des Enfers, qui lui jettent le “regard de mort”, qui la tue.

Puis sa soeur fait pendre son cadavre à un clou.

Ne la voyant pas revenir, Ninshubur se rend chez Enlil à Nippur.

Mais ce dernier refuse d’aider Inanna, obligeant le vizir de celle-ci à se rendre à Ur, chez Nammu, qui a la même attitude.

Ninshubur se rend donc comme dit à Eridu, chez Enki, qui lui , accorde son aide à sa soeur.

Il confectionne deux êtres asexués, le Kurgarru, auquel il confie la “nourriture de vie”, et le Kalaturru, auquel il confie le “breuvage de vie”.

Il les envoie aux enfers, où ils se disent chargé de ramener le corps d’Inanna au ciel. Ereshkigal accepte, et ces derniers ramènent la déesse à la vie avec la nourriture et la boisson confiés par Enki/Ea.

Mais, si cette dernière veut sortir des enfers, elle doit trouver quelqu’un pour la remplacer. Aussi, elle remonte sur terre, accompagnée de démons envoyés par les dieux des enfers pour la surveiller, pour trouver la victime.

Elle se rend d’abord à Umma et à Bad-tibira, où les divinités tutélaires de ces villes se prosternent devant elle, échappant ainsi à la mort.

Elle visite ensuite Kullab, où réside son époux Dumuzi, qui lui l’accueille sur son trône, dans ses plus beaux vêtements.

Alors Inanna, furieuse de le voir aussi peu respectueux, dit aux démons de s’emparer de lui, et de l’emmener aux enfers à sa place.

Il est donc envoyé au pays sans-retour.

Cependant, sa soeur Geshtinanna intercède en sa faveur, et émeut Inanna, qui réclame sa libération.

Mais Ereshkigal ne cède qu’à la condition qu’il passe une moitié de l’année sur terre auprès de son amante, Geshtinanna le remplaçant aux enfers, avant de retourner dans l’autre

monde le reste de l’année.

A remarquer que sa sœur est aussi son amante , coutume ordinaire chez les atlantes

 

Etana

Selon la liste royale sumérienne, après le Déluge, la, royauté revint à Kish.

Le douzième roi est Etana, un berger, celui qui monta au ciel, celui qui consolida toutes les terres et son règne aurait été de 1 500 ans.

Les sceaux et les cylindres de cette période représentent un homme enlevé par un aigle, ce qui semble bien illustrer la légende.

Il est nommé dans l’Épopée de Gilgamesh parmi les personnages résidant en enfer et que voit Enkidu lors de sa descente dans l’autre monde .

Le mythe d’Etana nous est parvenu grâce à de nombreux fragments de tablettes paléobabyloniennes (Suse, Tell Harmal), médioassyriennes (Assur), et de la bibliothèque d’Assur-banipal à Ninive.

Si l’on en croit la tradition, son auteur serait Lu-Nanna, un sage ayant vécu sous le règne de Shulgi

Malgré le nombre de tablettes retrouvées, on n est pas encore parvenu à restituer le texte dans son ensemble

Tel qu’il se présente actuellement, il est découpé en trois parties bien distinctes.

Dans la première partie , les dieux dessinèrent la ville, il s’agit sans doute de Kish , les Anunnaki fixèrent les destins, les fêtes furent établies, mais il fallait trouver un roi, personnage en quête de qui se mit Inanna/Ishtar.

Une grande lacune ne permet pas de savoir la suite de cette quête, àlaquelle participe Enlil.

Dans la deuxième partie , on voit un aigle et un serpent qui décident de s’associer.

Ils jurent par les Enfers de rester toujours amis, appelant les pires malédictions sur celui qui transgresserait le traité.

Chacun à tour de rôle apporte de la nourriture dans l’ombre d’un peuplier sur une montagne où ils se sont installés et où ils ont établi chacun des petits.

Lorsque les petits aiglons sont devenus grands, l’aigle en son coeur conçut de mauvaises pensées…

Il décida de manger les petits de son allié

Il s’ouvre de cette soudaine fringale à ses enfants et leur dit que pour échapper à la colère du serpent il montera dans les cieux

Le plus jeune des petits, le plus intelligent, dit ces mots à l’aigle son père : Mon père, ne les mange pas : le filet de shamat te capturerait et te tiendraient captif

Mais l’aigle-ogre est têtu et, n’écoutant pas le sage conseil de son fils, mange les petits du serpent.

Plaintes et pleurs du serpent auprès de Amash, qui, en punition, jette l’aigle dans un trou d’où il ne peut sortir, de sorte qu’il est destiné à mourir de faim.

Apparaît alors Étana, qui rappelle à Amash qu’il l’a honoré, en foi de quoi il lui demande de lui donner la plante d’enfantement ,  parce que son épouse reste stérile.

Le dieu l’envoie alors vers le trou, où l’aigle est relégué, afin qu’il lui donne cette plante.

La troisième partie évoque la rencontre d’Étana et de l’aigle, qui accepte le marché selon lequel, semble-t-il, il devra emporter Étana dans le ciel pour y trouver la plante.

L’aigle invite Étana à se placer sur sa poitrine , a ouvrir les bras le long de ses ailes puis il prend son vol.

Il est évident que l’on entre dans un avion par la poitrine et non par le dos !

A l’altitude de deux doubles lieues ( 8.000 mètres ) , l’ aigle dit a Etana :

Regarde mon ami comment est le pays , ce n’est plus qu une colline !

A trois doubles lieues ( 12.000 mètres ) l’ aigle dit à Etana :

Regarde mon ami comment est le pays , la mer est devenue comme une rigole autour d’un lopin de jardinier !

Ils continuent de s’élever dans les cieux, passent la porte d’Anu, d’Enlil et d’Éa.

Puis, Étana semble vouloir redescendre, sans doute par crainte, mais l’aigle veut continuer de monter jusqu’au ciel d’Ishtar la souveraine qui garde la plante d’enfantement.

L’aigle pose alors d’une manière répétitive la question de savoir comment est le pays, en bas, devenu un jardin, la vaste mer étant comme un baquet, puis le pays n’est plus visible.

Etana refuse ensuite d’être emporté plus haut encore par l’aigle, qui, finalement, lui obéit et le fait promptement descendre sur terre

Ainsi, le héros semble avoir échoué dans sa tentative de montée au ciel, et peut-être la conclusion en tirait-elle la morale : l’homme ne peut accéder au domaine des dieux

 

L’Épopée de Gilgamesh

Gilgamesh était souverain de la ville sumérienne d’Uruk.

Sous son règne, trois millénaires environ avant Jésus-Christ, les Urukiens s’emparèrent des cités voisines, et gouvernaient toute la région de leur cité état

Le texte le plus complet de cette épopée provient de la bibliothèque constituée par le roi Assurbanipal, peu avant la destruction de Ninive, au VIIe siècle avant notre ère.

Roi tyrannique, Gilgamesh accapare les jeunes filles pour ses plaisirs, décime la jeunesse dans ses guerres, exténue les plus âgés dans la construction des murailles qui entourent Uruk.

Tant et si bien que le peuple en appelle aux dieux, qui créent Enkidu, l’homme d’argile, l’homme des bois, afin qu’il serve d’exutoire à l’énergie débordante du souverain , car Gilgamesh consommait aussi bien les jeunes hommes que les jeunes femmes

Une courtisane est alors chargée d’initier Enkidu et de l’introduire à Uruk, où il défie Gilgamesh qui venait exiger son droit de cuissage auprès d’une jeune mariée.

À l’issue du combat fabuleux qui les oppose, Enkidu est vaincu, et les anciens ennemis se jurent une amitié éternelle.

Gilgamesh et lui partent pour la Forêt des Cèdres et affrontent Huwawa, le féroce gardien des arbres.

Protégés par la déesse Ninsun, la mère de Gilgamesh, par Shamash, le dieu du soleil, aidés dans leur mission par la tempête, ils abattent le géant.

De retour à Uruk, Gilgamesh repousse les avances de la grande déesse Ishtar qui est tombée amoureuse de lui

Offensée, la déesse obtient de son père qu’il lance un Taureau Céleste contre les deux guerriers pour sa vengeance.

Mais les deux amis tuent le monstre, arrachent son coeur pour l’offrir au dieu du soleil et Enkidu jette sa cuisse au visage d’lshtar.

Courroucés, les dieux décrètent la mort de l’un des deux champions , beaucoup plus fachés à cause du meurtre d’Huwawa, la mort du Taureau Céleste, et la violence faite aux cèdres sacrés, que par l’affront subit par Ishtar.

Enkidu est frappé d’un mal fatal, et les lamentations de Gilgamesh sur la dépouille de son ami sont les moments les plus déchirants du poème.

Gilgamesh, hanté par la mort d’Enkidu, décide alors de parcourir le monde en quête de l’immortalité.

Il rencontre Utnapishtim, le héros rescapé du déluge, qui réside à l’autre bout du monde, dans le Jardin du Soleil.

On retrouve le jardin des immortels dont nous avons déjà parlé dans le chapitre des asiates et qui se situent aux mont Kun Lun

Utnapishtim révèle à Gilgamesh que les dieux se sont adjugé la vie éternelle et qu’aux hommes, ils ont réservé la mort.

Il conte ensuite le récit du déluge , et démontre à Gilgamesh que si les hommes ne peuvent dominer le sommeil, ils sont encore moins les maîtres de leurs jours.

Néanmoins, Utnapishtim, apitoyé, apprend à Gilgamesh l’existence de l’herbe de Jouvence  

Le héros parvient à s’emparer de la plante qui restitue la jeunesse mais, harassé de fatigue, il se la laisse dérober par un serpent.

Gilgamesh est enfin de retour dans son royaume, conscient d’avoir perdu l’éternité.

Il a appris que les temples et les jardins qui cernent sa ville sont les seules formes d’immortalité auxquelles il puisse prétendre.

Et lorsqu’il s’éteint, les Urukiens pleurent sa perte.

Mais Gilgamesh ne s’était pas trompé: au XXe siècle, des archéologues ont mis à jour les vestiges des murailles d’Uruk, et d’autres ont découvert, à plusieurs milliers de kilomètres de là, à Sutton Hoo, sur les côtes de la mer du Nord, un bijou gravé à l’effigie du roi de Sumer en train d’étrangler deux lions.

 

Sargon d’Akkad

La mère de Sargon , une grande prêtresse , le mit au monde en secret et le déposa dans une corbeille entourée de bitume qu’elle jeta dans le fleuve

La corbeille avec le bébé dériva jusqu’à ce qu’un puiseur d’eau, nommé Aqqi, le trouve, l’adopte, l’élève et lui enseigne son métier de jardinier.

Ca ne vous rappelles pas quelque chose ? ………

Devenu le serviteur d’Ur-Zabada, le roi de Kish, il parvint au rang d’échanson.

Un jour il se révolta contre son bienfaiteur, le détrôna et marcha sur URUK où régnait le très-puissant LUGALZAGESI.

Après avoir conquis la ville par surprise, il fit détruire ses remparts et parvint durant la bataille à capturer le grand roi.

Sargon fit enfermer Lugalzagesi dans un carcan et le transporta jusqu’au temple d’Enlil à NIPPUR, la capitale spirituelle de la Mésopotamie.

En se faisant introniser à Nippur, Sargon le sémite mésopotamien devint le premier roi de la dynastie d’Akkad.

Il se construisit un véritable empire qui allait déborder bien au-delà des frontières.

Même en se déclarant le ” OINT d’Anum ” et le vicaire d’Enlil, Sargon respecta les convictions religieuses des nombreux temples sumériens.

Après avoir conquis UR, il y installa sa fille Enheduanna comme grande prêtresse du dieu-lune : NANNA.

Puis il s’empara des cités de Lagash et d’Umma, et attaqua les villes du Haut-Pays de Mésopotamie pour soumettre les trois grandes villes : ” Ebla, Iamarti et Mari ” qui durent désormais lui verser un important tribut annuel.

L’ambition de Sargon ne s’arrêta pas là, il engagea son armée dans deux campagnes en Elam (Perse/Iran) pour soumettre les deux principautés d’Awan et de Warahshe (son allié).

Les villes furent pillées mais non détruites.

Sargon vassalisa les deux chefs et reçut leur soumission.

Puis il entra dans SUSE, le chef lieu de l’ELAM qu’il transforma en ” capitale de l’Elam ” tout en laissant le pouvoir à son ancien vice-roi.

Grâce aux nombreux esclaves qu’il avait ramené de ses lointaines campagnes, Sargon fit élargir et entretenir d’innombrables canaux d’irrigation pour cultiver les céréales.

Entre Kish et Babilim (la future Babylone), il fit surgir de terre sa “nouvelle capitale royale AGADE” avec son immense palais et ses doubles remparts de fortifications.

Comme cette ville se situe sur l’ancien tracé de l’Euphrate, il fit agrandir le port afin de pouvoir y accueillir tous les navires de l’époque, puis il institua un système de contrôle permanent en établissant des postes de contrôle et de transmission de cavalerie tous les 50 km. Chaque poste était surveillé et géré par un officier royal.

Selon la légende qui raconte ses exploits il aurait amené son armée en Crête, à Chypre et même dans la lointaine Anatolie.

Sargon qui fut roi pendant cinquante six ans se disait le protégé de la déesse Ishtar, ce qui ne l’empêcha, malgré son âge avancé, de défendre avec acharnement son trône tant convoité , contre des révoltes incessantes

A propos fréderic Vidal

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