12 juillet 2009...14 02 07 0707

5ème partie : les atlantes , Chapitre 19 – Les dieux d’Egypte

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Temple de Ramsès II à Abou Simbel

 

L’Ogdoade

Les forces du chaos pouvaient être personnifiées par huit divinités : l’Ogdoade.

Elle se composait de quatre couples de divinités représentant chacun un aspect de l’état primordial.

Noun et Naunet étaient le dieu et la déesse des Eaux primordiales.

Kek et Keket étaient les divinités des ténèbres.

Amon et Amaunet incarnaient l’indéfinissable.

Heh et Hehet étaient l’espace sans fin.

Le principal lieu de culte de l’Ogdoade était appelé Khéménou (“la Ville des Huit”) par les Égyptiens et Hermopolis par les Grecs qui  aurait été le site de l’île de la Flamme , là où le soleil se serait  levé pour la première fois.

L’Ogdoade se réunit pour façonner l’œuf cosmique dont serait sorti le dieu Soleil

Une partie de la coquille de l’œuf cosmique aurait été enterré dans un temple à Hermopolis

Cela ressemble bien à une arrivée cosmique , ou le dieu soleil sortirait de son vaisseau spatial … 

 

L’Ennéade

Le récit le plus détaillé de la création porte sur le groupe de dieux appelés les Neuf Dieux d’Héliopolis ou Ennéade (du grec ennea : 9 ).

Le premier était Rê-Atoum qui vint au monde sur la colline primordiale et décida de la multiplicité de la création dans son cœur.

Il fut à l’origine de la première distinction entre mâle et femelle : ayant pris sa semence dans sa bouche, il cracha ou éternua créant Chou, le dieu de l’air, et Tefnout, la déesse de l’humidité.

Ils explorèrent le sombre Noun, et furent perdus pour Rê-Atoum qui envoya à leur recherche son Oeil divin.
Son Oeil revint avec Chou et Tefnout et les premiers êtres humains furent formés par les larmes que Rê-Atoum versa en retrouvant ses enfants.

De l’union sexuelle de Chou et Tefnout naquirent Geb, le dieu de la Terre, et Nout,la déesse du ciel.

Ils étaient si étroitement enlacés que rien ne pouvait circuler entre eux.

Nout fut fécondée par Geb mais ses enfants ne parvenaient pas à naître.

Leur père Chou, le dieu de l’air, finit pas séparer Geb de Nout.

Aidé de huit êtres appelés les dieux Heh, Chou souleva la déesse du Ciel au-dessus de la terre, créant ainsi un espace où les créatures pouvaient vivre et respirer

Les eaux primordiales continuaient à entourer le cosmos.

La déesse du Ciel était parfois représentée comme une femme nue arquée au-dessus de la terre, et parfois comme une vache étoilée.

Elle avalait le soleil chaque soir et était parfois accusée de vouloir avaler tous ses enfants : Nout était alors représentée comme une truie, créature connue pour dévorer ses propres petits.

Avant la naissance des dieux, il n’existait qu’une étendue aqueuse et inerte appelée le Noun. L’événement marquant fut l’apparition de la première terre qui émergea des eaux du Noun. Cette butte primordiale permit à la première divinité de venir au jour, sous la forme d’un oiseau, faucon, héron, qui se posa sur le tertre.

La première divinité jouissait de plusieurs pouvoirs divins, comme Hou ” la parole réalisatrice”, Sia ” la conception intellectuelle” et Heka ” la magie”.

Grâce à ces pouvoirs, elle créa l’ordre à partir du chaos.

L’ordre divin était personnifié par la déesse Maât, fille du dieu soleil.

Le mot maât signifiait aussi “justice”, “vérité” et “harmonie”.

Voyant qu’elle était seule, la première divinité créa des dieux et des hommes à sa propre image et un monde pour qu’ils puissent l’habiter.

Les divinités seraient nées de la sueur du dieu Soleil et les êtres humains de ses larmes.

Dans l’Égypte antique, il existait quatre divinités créatrices principales, Amon-Rê, Atoum, Khnoum et Ptah.

 

Les dieux

L’histoire de l’Égypte commence avec Atoum,
il s’est crée lui-même en sortant du Noun (océan primordial).
Il créa Shou (l’air) et Tefnout (humidité et nuage).
Ils formèrent le premier couple divin.

Rê (le soleil), jaloux, demanda à Shou de séparer Geb (la terre) et Nout (le ciel )

Geb et Nout eurent deux fils, Osiris et Seth et deux filles, Isis et Nephtys.

Osiris, le dieu-roi, 1er pharaon, régna avec son épouse Isis.
Il était bon et sage.

Seth, jaloux, l’attira dans un piège et le tua.

Isis ressuscita son époux avec l’aide d’Anubis (protecteur des morts) et laissa un fils Horus .
Horus renversa Seth, monta sur le trône d’Égypte et continua l’œuvre de son père.

Osiris en se retirant, devint le souverain du royaume des morts.

 

Les pharaons

Le pharaon était considéré comme un Dieu vivant et prenait d’ailleurs le nom d’Horus et de fils de Rê, le Dieu Solaire.

Horus est le dieu-faucon incarné par Pharaon.

Il est le fils d’Isis, la déesse et d’Osiris le dieu des morts, de la réincarnation, mais aussi des crues et de la végétation.

Osiris, représenté par une momie, symbolise le Pharaon mort.

Rê, le Dieu Solaire n’en était pas moins soumis à toutes les nécessités inhérentes à la condition humaine.

Il lui fallait des vêtements, des parfums, des aliments.

Il avait sa garde-robe, ses officines et ses cuisines, ses greniers, son bétail et ses pâturages, ses pêcheries, ses serviteurs , ses serviteuses …etc.

Il ne se contentait pas de l’impôt que lui payait la piété de ses adorateurs : des biens immenses en Égypte et au dehors lui assuraient d’importants revenus.

Il avait sa part des dépouilles des vaincus et se partageait avec le pharaon tous les avantages d’une domination purement terrestre.

Quoique dieu lui-même, le pharaon  lui devait la plus entière soumission et l’honorait d’un culte en règle en échange d’une protection toute spéciale.

Les nombreuses scènes qui illustrent les temples nous initient clairement aux rapports du dieu et du pharaon.

Parfois nous les voyons assis côte à côte sur un pied de quasi-égalité, mais le plus souvent le dieu trône seul, et reçoit de son fils bien-aimé l’offrande du vin, de l’eau, du lait, des deux couronnes, du sistre, du collier menat, des pains sacrés, etc.

Le collier menat est constitué de plusieurs rangées de perles et d’un contrepoids,

Ses tintements le faisaient parfois utiliser comme instrument de musique dans les cultes liés aux défunts et aux défunts.

Le sistre est un instrument de musique composé d’un cadre métallique et de tiges de métal mobile

Il symbolise la joie, il est l’instrument d’Hathor.

Nous voyons le roi lui-même chasser au lasso les quatre boeufs du sacrifice, qu’il accomplira intégralement comme un simple officiant.

D’autres scènes nous représentent le pharaon partant pour la guerre, rencontrant et battant l’ennemi, puis rentrant triomphalement sur son char avec les chefs des vaincus qui seront  sacrifiés devant le trône divin.

Dans tous ces actes, rituels ou militaires, le pharaon s’astreint à une mise en scène et un costume réglé par le cérémonial.

Ici il porte la couronne du Sud, là celle du Nord, ailleurs, le pschent ou le klaft, selon les cas, le diadème atef, le casque, ou la tête nue.

Des légendes hiéroglyphiques qui accompagnent ces scènes nombreuses ne nous passent aucun détail : elles nous donnent les noms et les titres des personnages, les noms des chevaux Elles reproduisent jusqu’aux paroles jetées au milieu de l’action, les ordres, les dialogues engagés entre le roi et ses officiers.

La chronique détaillée des campagnes royales, les listes de peuples vaincus et des tributs payés aux dieux, le texte des prières et des actions de grâces, les tableaux des fêtes périodiques, les formulaires de l’offrande et du sacrifice, le détail des cérémonies, constitue à lui seul le répertoire le plus important pour l’étude de la vie publique et religieuse de l’Égypte.

  

Le voyage des morts

 
 

 

A peine en effet a-t-il rendu le dernier souffle, que l’Égyptien passe à l’état d’Osiris.

On procède à son égard comme Isis à celui de son époux; on l’embaume selon un rite qui reproduisait purement et simplement la cérémonie de l’embaumement d’Osiris

On enferme la momie dans un cercueil taillé à l’image de ce dieu et, à partir de ce moment, le service funèbre n’est plus que la représentation d’un mystère à plusieurs personnages et qui pourrait s’intituler la résurrection d’Osiris.

Le transfert de la momie à la nécropole, par terre ou par eau, qui en est le prologue, devient fictivement le voyage à Abydos, au tombeau d’Osiris.

Les cérémonies de l’ouverture de la bouche et des yeux et de la reconstitution successive de tous les organes et de tous les membres au moyen de formules que récitent alternativement divers personnages au seuil de la tombe, ainsi que le sacrifice funéraire par lequel se terminent les démonstrations en l’honneur du mort, sont autant de scènes décalquées sur les scènes les plus typiques et les plus populaires de la passion d’Osiris, telle que la tradition l’avait fixée.

Une fois la momie dans son caveau, commencent pour l’Égyptien les croyances les plus diverses au sujet de sa destinée.

C’est ainsi qu’à Thèbes , du temps de Ramsès II , le mystérieux problème de la survie comprenait toutes les solutions qui, depuis les temps les plus anciens, se sont amassées dans l’esprit du peuple.

Il croyait d’abord à l’existence d’un reflet (qa) de sa forme corporelle, pouvant à son gré se confondre avec sa momie ou s’en détacher.

Ce double conservait tous les besoins et tous les appétits de la terre.

Il lui fallait de la nourriture, des vêtements, des parfums, des serviteurs, en un mot de quoi continuer sans aucun changement son premier train de vie.

Négligé et abandonné à lui-même, le double était condamné à la dernière des misères : il errait la nuit au milieu des chemins, cherchant sa vie dans les immondices, et venait troubler de ses menaces les survivants égoïstes qui l’avaient oublié.

La piété envers le double consistait donc à joindre d’abord à la momie et dans son propre caveau, un mobilier complet et tous les objets d’utilité ou de luxe que le double pouvait souhaiter, puis à déposer à sa portée, dans la chapelle de la tombe où il était censé avoir accès, les aliments nécessaires à sa vie de chaque jour.

C’était un impôt très lourd sur l’héritage et on le remplaça par la vertu des formules magiques, et c’est ainsi que des troupeaux de bétail, des champs d’orge représentée sur les murs de la chapelle et des simulacres en pierre ou en carton de mets de toute sorte, souvent même la simple énumération des offrandes dont on voulait lui assurer l’éternelle jouissance, pouvaient à l’appel du mort proféré d’une certaine manière devenir autant de réalités.

Tout dépendait donc du mort ou de sa capacité en tant que ma-kherou, soit juste de ton.

Une formule prononcée sur un ton faux restait sans effet.

Il est vrai qu’il n’était pas plus malaisé de transformer le mort en ma-kherou que de lui rendre l’usage des yeux ou de la bouche.

Le même Thébain, qui croyait à l’existence du double, n’en croyait pas moins à l’existence d’une âme plus spirituelle et qui, pendant que le double se morfondait dans le caveau, poursuivait une destinée bien autrement aventureuse dans le Douaou.

Le Douaou, ou enfer des Égyptiens, était la région des douze heures de nuit.

C’était une sorte de vallée divisée en douze territoires et reproduisant plus ou moins l’aspect des parties correspondantes du Nil.

Plongé dans l’obscurité pendant le jour, cet enfer s’illuminait chaque nuit au passage du soleil, sauf pour les régions souterraines qui correspondaient à la nécropole de Memphis, dont Sokari était le dieu souterrain.

Toutes ces régions étaient peuplées de génies plus étranges les uns que les autres et qui appréhendaient l’âme à toutes portes et à tous les passages, mais le même genre de formule et le même pouvoir qui assuraient la vie du double assuraient le voyage de l’âme jusqu’au nome de la sixième heure, où siégeait Osiris entouré de ses quarante-deux assesseurs.

C’est alors qu’avait lieu le jugement de l’âme ou psychostasie.

Le cœur, pesé par les dieux Horus et Anubis, dictait, selon qu’il était déclaré lourd ou léger, une sentence sans appel au dieu Thot dont la croyance populaire avait fait un greffier pour la circonstance.

En même temps, l’âme récitait la confession négative conservée dans le Livre des Morts

Reconnue impure, l’âme est impitoyablement chassée et souffre tous les maux avant l’anéantissement final

Pure, elle pénètre dans la région de la septième heure où commencent les champs d’lalou, ce paradis bizarre où les âmes ne paraissent pas jouir d’une félicité différente du bonheur terrestre, comme un bonheur acheté par le travail.

Elles sont tenues, en effet, de labourer la terre, labourage, il est vrai, tout mystique et dont elles se débarrassent sur une foule de serviteurs dont elles sont accompagnées.

Ces serviteurs ne sont autres que ces figures de faïence représentant un Osiris armé d’un hoyau, dont nos musées regorgent, et qui étaient déposés dans la tombe par centaines.

Au delà des jardins d’Ialou et du paradis vraiment terrestre, il y avait encore place pour la croyance à une immortalité éthérée

L’âme, alors plongée dans la béatitude infinie, faisait partie à tout jamais du cortège solaire ou se mêlait à la foule des divinités célestes chargées de la conservation des astres.

Le livre des Morts

Voici un extrait de la confession négative :
« … Je n’ai commis aucune fraude contre les humains!

Je n’ai pas tourmenté la veuve!

Je n’ai pas menti dans le tribunal!

Je ne connais pas la mauvaise foi!

Je n’ai fait aucune chose défendue!

Je n’ai pas fait exécuter à un chef de travailleurs, chaque jour, plus de travaux qu’il n’en devait faire!

Je n’ai pas été négligent!

Je n’ai pas été oisif!

Je n’ai pas faibli!

Je n’ai pas défailli!

Je n’ai pas fait ce qui était abominable aux dieux!

Je n’ai pas desservi l’esclave auprès de son maître!

Je n’ai pas affamé!

Je n’ai pas fait pleurer!

Je n’ai point tué!

Je n’ai pas ordonné le meurtre par trahison!

Je n’ai commis de fraude envers personne!

Je n’ai point détourné les pains des temples!

Je n’ai point distrait les gâteaux d’offrande des dieux!

Je n ai pas enlevé les provisions ou les bandelettes des morts!

Je n’ai point fait de gains frauduleux!

Je n’ai pas altéré les mesures de grain!

Je n’ai pas fraudé d’un doigt sur une parure!

Je n’ai pas usurpé dans les champs!

Je n’ai pas faussé l’équilibre de la balance!

Je n’ai pas enlevé le lait de la bouche des nourrissons!

Je n’ai point chassé les bestiaux sacrés sur leurs herbages!

Je n’ai pas pris au filet les oiseaux divins!

Je n’ai pas pêché les poissons sacrés dans leurs étangs!

Je n’ai pas repoussé l’eau en sa saison!

Je n’ai pas coupé un bras d’eau sur son passage!

Je n’ai pas éteint le feu sacré en son heure!

Je n’ai pas violé la neuvaine des dieux dans des offrandes choisies!

Je n ai pas repoussé les bœufs des propriétés divines!

Je n’ai pas repoussé de dieu dans sa procession!

Je suis pur!

Je suis pur!

Je suis pur! »

Cette énorme compilation, qui porte le titre de Permhrou, est celle que les égyptologues appellent Rituel ou Livre des Morts.

Elle ne comprend plus de cent soixante-cinq chapitres.

On en plaçait une copie plus ou moins complète sur papyrus auprès de la momie

On en copiait de longs extraits sur les parois du couloir qui mettait la chapelle funéraire en communication avec le puits et sur celles du sarcophage.

Les prêtres de certains centres ajoutaient des doctrines enseignées dans leurs écoles.

C’est à des travaux de ce genre que nous devons le Livre de l’Amidouaou et le Livre des Portes, manuels de géographie infernale rédigés par les prêtres de Thèbes pour guider le mort à la suite du soleil dans les régions des ténèbres.

Ces sortes de livres concouraient également à la décoration de la tombe.

La bibliothèque funéraire comprenait aussi des traités spéciaux tels que le Rituel de l’embaumement et le Livre de l’ouverture de la bouche qu’on ne se bornait pas à consulter pour la stricte exécution des pratiques funéraires, mais qu’on reproduisait aussi, à l’occasion, sur les murs de la chapelle ou du couloir.

Le tribut d’Atlantide

Comme on peut le constater dans les textes des hiéroglyphes , le dieu principal Rê , n’est que le chef régional :

Il reçoit les impôts de pharaon , qui les perçoit sur la concession que Rê , lui a accordé !

Comme les fermiers généraux de Louis XIV , ils devaient se servir abondamment au passage !

Et le plus gros des impôts partait pour Atlantide pour payer la redevance pour l’entretien et la fourniture des moyens technologiques qui leurs assuraient la puissance de domination sur leur population et les peuplades étrangères !

Amon-Rê , le dieu solaire , c’est-à-dire atlante , aurait été de couleur bleue , comme les dieux indiens …

D’autres stèles égyptiennes présentent des dieux ou des pharaons se battant contre leurs ennemis asiatiques , c’est-à-dire les édenistes …

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